Spotify vient de faire une déclaration qui a secoué le monde de la tech : certains de ses meilleurs développeurs n’ont pas écrit une seule ligne de code depuis décembre 2025. La raison ? L’intelligence artificielle a pris le relais.

Une révolution silencieuse dans les pratiques de développement

Lors d’une récente communication, la plateforme de streaming musical a révélé que ses ingénieurs les plus performants ont progressivement basculé vers un rôle de supervision et de pilotage des outils d’IA générative. Plutôt que d’écrire du code ligne par ligne, ces développeurs définissent désormais des objectifs, valident les sorties produites par l’IA et affinent les résultats.

Ce changement de paradigme s’inscrit dans une tendance plus large au sein de l’industrie tech. Des entreprises comme Google, Meta ou Microsoft investissent massivement dans les outils de codage assistés par IA, mais Spotify semble avoir franchi un cap symbolique en affirmant que ses talents les plus pointus ne touchent plus directement au code.

De développeur à architecte de prompts

Concrètement, les ingénieurs de Spotify utilisent des agents de codage avancés capables de générer, tester et déployer du code de manière quasi autonome. Le rôle humain se concentre sur la définition de l’architecture, la revue de code et la validation des choix techniques. C’est une évolution qui change en profondeur le métier de développeur logiciel.

« Nos meilleurs ingénieurs sont devenus des orchestrateurs », aurait déclaré un responsable technique de Spotify. Ils passent leur temps à formuler des spécifications précises, à évaluer la qualité du code produit et à s’assurer que les systèmes fonctionnent de manière cohérente.

Des gains de productivité impressionnants

Spotify rapporte des gains de productivité significatifs grâce à cette approche. Les cycles de développement auraient été considérablement raccourcis, permettant à l’entreprise de livrer de nouvelles fonctionnalités plus rapidement. La récente vague de fonctionnalités alimentées par l’IA sur la plateforme, comme les playlists générées par prompts textuels, en serait un résultat direct.

Un débat qui divise l’industrie

Cette annonce ne fait pas l’unanimité. Certains experts s’inquiètent de la dépendance croissante envers des outils dont les limites ne sont pas encore pleinement comprises. D’autres y voient au contraire l’avenir inévitable du développement logiciel, où la capacité à dialoguer efficacement avec une IA deviendra la compétence la plus valorisée.

Des études récentes nuancent toutefois l’enthousiasme. Une recherche publiée par METR a montré que des développeurs expérimentés utilisant des outils d’IA mettaient en réalité 19% plus de temps sur certaines tâches, tout en croyant être 20% plus rapides. La question de la productivité réelle reste donc ouverte.

Quoi qu’il en soit, la déclaration de Spotify marque un tournant symbolique dans la manière dont les entreprises tech envisagent l’avenir du développement logiciel. Le code écrit par des humains pourrait bientôt devenir l’exception plutôt que la règle.