« Je pensais que l IA allait me remplacer. Finalement, elle m a libéré. » Cette phrase, c est Valérie qui me l a sortie l autre jour. Valérie, comptable dans un cabinet d expertise de Bordeaux, fait partie de ces millions de travailleurs qui vivent la révolution IA au quotidien. Son témoignage m a fait réfléchir sur ce grand malentendu autour de l intelligence artificielle et l emploi.

Depuis six mois, Valérie utilise un logiciel d IA pour automatiser la saisie comptable. Résultat ? Elle ne passe plus ses journées à taper des chiffres mais se concentre sur l analyse et le conseil client. « Avant, j étais une machine à saisir. Maintenant, je réfléchis vraiment à ce que signifient les données. » Son patron a même créé un nouveau poste : analyste financier. Poste qu occupe désormais Valérie.

Cette anecdote illustre parfaitement le décalage entre les discours catastrophistes et la réalité du terrain. Oui, l IA supprime certaines tâches. Mais elle en crée d autres, souvent plus intéressantes. Le vrai problème, c est pas la disparition de l emploi, c est la transformation des compétences.

Les chiffres du ministère du Travail sont éloquents : en 2025, 3,2 millions d emplois ont été « touchés » par l IA. Mais touchés ne veut pas dire supprimés. Dans 70% des cas, il s agit d une évolution du poste, pas d une disparition. Les 30% restants ? Souvent des jobs répétitifs que personne ne regrettera vraiment.