C est un signal fort envoyé depuis Paris. Mistral AI, la pépite française de l intelligence artificielle, vient de boucler un tour de table de 150 millions d euros mené par Andreessen Horowitz et General Catalyst. Une levée qui propulse la valorisation de la startup à 2,8 milliards d euros, soit plus du double qu il y a six mois.
Cette réussite financière cache une stratégie redoutablement efficace. Contrairement à OpenAI ou Google qui misent tout sur la course à la taille des modèles, Mistral a fait le pari de l efficacité et de la spécialisation. Leurs modèles, plus petits mais optimisés, consomment 10 fois moins d énergie tout en conservant des performances remarquables.
Arthur Mensch, le CEO, l assume pleinement : « Nous ne cherchons pas à créer le plus gros modèle, mais le plus utile. » Cette approche séduit les entreprises européennes, échaudées par les coûts faramineux des solutions américaines. Résultat ? Un carnet de commandes qui explose avec des contrats signés chez Siemens, Airbus et même la Commission européenne.