100 milliards de dollars. Le chiffre donne le vertige, et pourtant c’est bien le montant que s’apprête à lever OpenAI dans ce qui deviendrait la plus colossale opération de financement jamais réalisée dans la tech. Selon Bloomberg, repris par TechCrunch, l’accord serait en phase de finalisation ce jeudi 19 février.
Qui met au pot ?
La liste des investisseurs ressemble à un who’s who de la Silicon Valley. Amazon mènerait la danse avec un ticket pouvant grimper jusqu’à 50 milliards de dollars. Derrière, SoftBank alignerait 30 milliards, et Nvidia se positionnerait autour de 20 milliards. Microsoft, partenaire historique de la startup, compléterait le premier cercle. Des fonds de capital-risque et des fonds souverains devraient rejoindre la table dans un second temps, ce qui pourrait encore gonfler l’enveloppe finale.
La valorisation pré-money resterait fixée à 730 milliards de dollars. Mais avec les fonds injectés, la valorisation totale dépasserait les 850 milliards. On parlait initialement de 830 milliards. Le curseur a bougé vers le haut.
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Pourquoi lever autant ? Parce qu’OpenAI dépense à une vitesse folle. L’entraînement des modèles, l’infrastructure serveur, les équipes qui grossissent, tout ça coûte cher. Très cher. Et la rentabilité, on n’y est pas encore.
Pour accélérer côté revenus, la startup a d’ailleurs commencé à tester des publicités dans ChatGPT pour les utilisateurs gratuits, selon TechCrunch. Un pari risqué. Si les pubs rapportent gros, c’est gagné. Si elles irritent les utilisateurs, l’exode pourrait être brutal.
850 milliards, et après ?
Pour situer l’ampleur du phénomène : à cette valorisation, OpenAI vaudrait plus que la majorité des entreprises cotées en bourse. Plus que Samsung. Plus que TSMC. On parle d’une entreprise qui n’existait pas il y a dix ans et qui n’a toujours pas prouvé qu’elle pouvait gagner de l’argent durablement.
Reste une question que tout le monde se pose dans la tech. Est-ce que le marché de l’IA générative justifie de tels montants, ou est-ce qu’on assiste à la formation d’une bulle comme la Silicon Valley en a déjà connu ? Les investisseurs, eux, ont visiblement choisi leur camp.